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Voyage à Madagascar sous la plume de Gérard

22 juin 2015 | par Bernard Patron
Voyage à Madagascar sous la plume de Gérard
Insolite
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De toute évidence les vols directs France-Madagascar existent mais les subtilités des compagnies aériennes font que, financièrement, il est parfois plus avantageux de prendre un vol direct pour St. Denis de La Réunion puis, après 1 h.30 de vol, de se poser à Tananarive ; formule que nous privilégions.

6 h.30 début de l’aventure ; après la prise en charge de Michelle à son domicile, Jean-Marie nous conduit à la gare de Lyon La Part Dieu : Michelle, Nicole, Gérard, où nous avons rendez- vous avec: Annick, Eliane, Michel, véhiculés par Franck. L’équipe est au complet, à l’heure pour prendre le T.G.V. lequel, en début d’après midi, nous déposera à l’aéroport de Roissy. Malgré la forte pluie qui tombe sur Paris, les deux départs retardés à l’aéroport, fait habituel dans le trafic aérien, le moral est au beau fixe, Vingt deux heures, en Boeing (777) de la compagnie ‘Air Austral’ nous quittons la métropole, destination St. Denis De La Réunion. A bord: restauration soignée, repos, comme de coutume ‘petits footings’ pour Eliane et Gérard, petit déjeuner de la qualité du dîner.

Huit octobre, dix heures quarante cinq ( plus deux heures de décalage horaire), pour la première fois nous posons nos pieds sur ce lointain département. Nous n’avons pas le temps d’y user nos semelles : douze heures quinze décollage pour Madagascar, après une heure trente de vol nous atterrissons à Tananarive (Tana.), en condition parfaite ,yeux grands ouverts , oreilles tout ouie , pour s’imprégner au maximum de l’aventure qui commence.

Tana. capitale de Madagascar est située au centre de la quatrième plus grande île du Monde, de la superficie de la France et du Benelux. Ile afro-asiatique du fait : de sa séparation avec l’Afrique ( à 400 Km.), dont elle a la couleur de la terre latéritique, d’où son appellation « Ile rouge »; de ses influences asiatiques dues aux Populations d’origines indo-malésiènnes.

Lors des formalités d’usage en vigueur : douane, police, visa, passeport tout les trois mètres… c’est la revanche de la colonisation… 

Ouf…! dans le hall de l’aéroport ,Yves notre guide et chauffeur du 4×4, nous attend, avenant et souriant, le courant avec lui passe parfaitement dès ce premier contact.

Son patronyme francisé nous surprend, en fait, son père marin Breton a fait souche à Madagascar en épousant une Malgache, pour lui, cette double origine est un atout pécieux.

Soucieux de nous faire profiter au maximum de notre temps, en minibus, il nous conduit rapidement à l’hôtel « Les Trois Métis », où nous serons hébergés ce soir.

Hôtel très convenable, nous y déposons nos bagages et presto. Il nous emmène visiter Tana.(Antananarivo), ancienne ville à l’architecture coloniale, il n’esquive pas la pauvreté du pays qui engendre une misère agressive. Nous ne sommes pas très à l’aise lorsque certains hommes politiques français occultent nos méfaits et tentent de se dédouaner en ventant :« les biens faits de la colonisation »

Aujourd’hui et pour longtemps encore, nous prenons conscience de la dégradation qu’a subi la Population, ce constat vaut pour tous les Etats qui ont été colonisés ou qui le sont encore . 

Notre visite nous conduit: sur la colline où est implanté le château, de là nous avons une vue plongeante sur Tana. au centre de laquelle scintille le lac en forme de cœur. En ville : le marché alimentaire et le marché permanent des épices retiennent notre attention, ils sont particulièrement animés.

La convivialité des Malgaches, leur spontanéité nous redonnent du baume au cœur.

Nous prenons conscience que, faute de comparaisons avec l’extérieur, ne mesurant pas leurs défaillantes situations sociales et économiques, insurmontables dans le temps présent, en attendant d’éventuels jours meilleurs, pour eux, pour leur sérénité quotidienne, c’est malheureusement mieux ainsi.

Pas d’avis contraire lorsque Yves nous propose de rentrer à l’hôtel. Le voyage la visite de Tana ont sans aucun doute laissé des traces, il est temps de remettre de l’ordre sur et dans nos organismes ; douche, dîner et sommeil réparateur, un beau programme pour cette fin de journée. « Aux Trois Métis » : l’accueil, le confort, ainsi que la restauration, ont eu raison de nos lassitudes physiques.

Sommeil réparateur, oui, si on veut ,,, ! Réveil cinq heures au lieu de six, Nicole n’est pas en phase avec les aiguilles du réveil. Départ neuf heures pour Antsirabé , ( là où il y a du sel) ville au sud de Tana. de 110 000 habitants, sise à 1500 m. d’altitude sur le massif central Ankaratra, orienté nord-sud,épine dorsalede l’Ile.

La vertu des eaux fit d’Antsirabé une station thermale.

Yeux ronds comme des agates , tout ouïe, pour l’aventure c’est parti !

Dès les premiers kilomètres première surprise, nous roulons sur la Nationale 7 et oui…? à l’image de la nôtre, laquelle relie Paris à la Méditerranée, à Marseille; celle-ci relie Tananarive au Canal du Mozambique à Toliara. Sans aucun doute, des Français « imaginatifs et chauvins », ayant un brin de nostalgie, ont recréé l’ambiance dans ce Pays qu’ils ont cru conquis. Cette route serpente sur les hauts plateaux alluviaux, d’altitude moyenne de mille mètres qui ponctuent « l’épine dorsale de l’Ile ».

Au premier arrêt Yves nous fait visiter les carrières où, manuellement, Hommes, Femmes et Enfants extraient : le granit et le façonnent au burin et au marteau pour  en faire des pierres de construction; la glaise, l’argile latéritique composée d’alumine et d’oxydes de fer, les malaxent, pétrissent la pâte, la conditionnent en briques également destinées à la construction, ils en constituent d’énormes meules qu’ils feront cuire, qu’ils démonteront ensuite, les briques alors conformes, sont disponibles pour leurs utilisations.

Ces regards que nous avons sur les carrières nous font découvrir avec amertume les travaux de forçats que vit cette population laborieuse, dans des conditions de précarité et d’ hygiène inacceptables, plus miséreuse que les déshérités de Tananarive.

Par la nature des sols, de leurs expositions, de l’eau d’irrigation, ces plateaux permettent la culture du riz, sur de moyennes à grandes surfaces mais, souvent morcelées en damiers en raison du nombre de propriétaires. Si les conditions de travail sont moins pénibles que sur les carrières, celles de la vie courante et sociale n’a rien à envier aux autres catégories du monde du travail. Le riz assure la nourriture locale mais, l’importante demande d’exportation pour La Corée va à l’encontre de toutes autres cultures d’appoint. Ce besoin pressant de La Corée, à plus ou moins long terme, aura un effet dévastateur sur ces populations rurales .

La Corée, pour son compte, accentue l’achat de ces rizières et les regroupe, dépossédant ainsi les petits propriétaires qui deviennent une main d’ oeuvre malléable, à la merci d’un pays étranger, une nouvelle forme de colonisation… !

A l’issue du déjeuner, que nous prenons à Ambohimandrosa, nous faisons un arrêt sur les ateliers artisanaux où, à partir de matériaux divers de récupération ( de l’aluminium aux culasses de voitures…), sont fabriqués les ustensiles ménagers usuels, là aussi les conditions de travail et de vie sont très difficiles. Sur cette région centrale de l’Ile, hors des collines arides la flore attire notre attention, malheureusement il n’est pas toujours possible de s’arrêter pour profiter des couleurs ni de les identifier ; mise à part « l’épine du christ » plante grasse, aux fleurs rouges, très répandue sur l’Ile. 

A Antsirabé la maison d’hôte « Soa Guest House », aménagée avec goût, nous sommes chaleureusement accueillis et y apprécions la cuisine familiale malgache.

Dès l’aube, c’est parti … pour une nouvelle journée de découvertes ; ‘dès l’aube’ et oui, dans l’hémisphère sud, en octobre, à la latitude de Mada. le jour se lève à 5 H. la nuit tombe à 18 H. un laps de temps largement suffisant pour satisfaire notre curiosité, nos désirs nos envies et nous conduire à Ambositra (là où il y a beaucoup de bœufs), terme de cette étape. 

Avant de reprendre la N.7, sous la conduite d’Yves, la visite de la ville thermale s’impose .

Notre premier arrêt sera pour découvrir le Lac Andrakiba, découvrirest le mot qui convient, lac de cratère à une heure et demie de marche ; notre pratique de la randonnée pédestre est mise sans peine à contribution. Sur les rives les Femmes y lavent leurs linges qu’elles font sécher sur les plantes grasses.

La visite de la ville, l’excursion au lac, le déjeuner en cours de route, les divers petits arrêts pour s’imprégner des rizières qui sculptent ce plateau, rizières entourées de forêts d’eucalyptus, la route coupée en raison de la visite d’un Ministre venu inaugurer une ligne électrique remise en service, autant d’éléments qui font de cette journée : une grande journée, laquelle s’achève à Ambositra,«  Sous Le Soleil De Mada ».

Ambrositra , dite autrefois ‘ la ville rose’ où nous admirons les balcons finement sculptés.

Quoi que c’est… ! « Sous Le Soleil De Mada »… ? et bien le lieu d’hébergement où nous sommes invités à passer la soirée et la nuit. Mais un lieu pas comme les autres, un campement de dix hectares planté là, sur un plateau, un promontoire qui offre une superbe vue sur les paysages environnants, dont les rizières.

Ce campement, composé de plus ou moins grands chalets en bois, savamment disposés sur ce terrain ombragé, est tenu par Marc et Régine. Marc, ancien employé au Ministère de l’Agriculture à Paris, certainement au cours d’un voyage, a eu le coup de foudre pour ce site, il a abandonné ses activités et la vie parisiennes pour créer ce campement et l’exploiter avec Régine.

Préalablement au dîner visite des ateliers Zafimaniry tenus par des artisans qui travaillent le bois de Mada, nous y voyons des ustensiles usuellement utilisés, parfois étonnants, tel cette énorme marmite sur pieds destinée à stocker le riz. Enfin nous passons à table, faisons honneur au bon repas servi sur la terrasse panoramique au restaurant du campement. Il est l’ heure de regagner nos chalets, de repasser le film de la journée si le sommeil nous en laisse le temps.

Le rythme est pris, dès l’aube : ‘bon pied bon œil. Avant de quitter Ambositra : go c’est parti pour un tour sur le marché vestimentaire, à perte de vue ; pas vraiment une bonne idée d’y conduire ces Dames, toutes disposées à nous lâcher pour un morceau de tissu. A l’issue de ce gymkhana vestimentaire nous retrouvons la sérénité de la N.7, destination Ranomafana.

Nous longeons un important canal artificiel destiné à amener l’eau d’irrigation des rizières.

Les rizières succèdent aux rizières, parfois, entre elles, apparaissent des petites fermes autour desquelles paissent quelques zébus. Nous assistons aux travaux dans les rizières exclusivement exécutés à la main, pourtant, aujourd’hui, sous la conduite d’un homme nous avons vu un zébu, attelé à une rustique araire, travaillant le sol. Un attelage précurseur d’une éventuelle mais lente évolution.

Arrivés à Ranomafana ( eau chaude) pour le déjeuner, notre après midi sera consacrée à la visite du Parc National, sous la conduite de Fredy un guide expérimenté, formé à cet effet.

Créé en 1986, ce parc révèle à, nos yeux ébahis, une partie seulement de la flore et de la faune de la forêt tropicale,’ seulement ‘… ? mais, pour les naïfs que nous sommes en la matière : quelle partie et quel régal ! Cette zone plus ou moins montagneuse à dense végétation est plombée par une très forte humidité, il y pleut toute l’année, intensément en juillet – août : 2 600 m/m d’eau au mètre carré en moyenne par an, le taux d’humidité de l’air est supérieur à 90 % et lorsque le soleil brille il y fait très chaud. Tous les ingrédients sont réunis pour un écosystème très varié.

Le parc s’étend sur quarante et un mille hectares, composé de trois zones : l’une au nord (25 260 ha), la plus éloignée des habitations, zone marécageuse où abondent les orchidées ; une à l’ouest (1 613 ha ), zone forestière d’altitude où dévalent les plus belles cascades; la zone sud sur (13 740 ha) est la plus visitée, elle renferme toute la panoplie, (végétaux dont les fougères géantes, les orchidées épiphytes, animaux et sites géologiques). elle ébahit les visiteurs. L’entrée de cette zone est à cinq kilomètres du village, lequel est adapté pour l’hébergement des touristes, chaque matin les Gardes du Parc , par une navette, assurent cette liaison village- Parc.

Le recensement dénombre : cent quatorze espèces d’oiseaux, la moitié de celles qui existent sur l’Ile; douze espèces de lémuriens, rares, tel « le lémurien doré » , emblème du Parc et « le lémurien brun » ; « le lémurien » ‘nain’ nocturne, pesant 45 grammes adulte; le lémurien « Hapalemur Aureus » découvert après l’ouverture du parc, il a la particularité, en une journée, de se nourrir des pousses d’un bambou qui contiennent du cyanure, une telle quantité peut tuer dix humains ; la civette…

Comblés, des images plein la tête, plein les ‘focus’ et compagnie… le jour est tombé, il est temps de satisfaire au rite de l’installation, à l’Hôtel Centrest, de faire un brin de toilette°, de s’abandonner aux exigences de nos estomacs. Eliane- Michel, Annick et Michelle sont confortablement logés dans le bâtiment central ; Nicole et moi dans un bungalow qu’on ne peut pas plus vétuste  en équipement, le peu qui existe est dégradé°…’boof’ ! cela fait aussi partie des voyages, ce détail ne ternira pas cette superbe journée.

Il n’y pas lieu de changer nos habitudes matinales. Aujourd’hui nous conduira à Fianarantsoa, nousreprendrons la route 45 en sens inverse avant de rejoindre la N.7.

Au paravent, sous la conduite d’Yves, visite de la ville de Ranomafana et profitant de son érudition en botanique, nous nous attardons sur les principales plantes exotiques locales du parc, malheureusement, malgré l’attention que nous portons à déguster ses explications, le désir de les graver dans nos mémoires, celles-ci, avec le temps, garderont les images mais élimineront les noms.

Après avoir repris contact avec notre N.7 nous faisons un arrêt et flânons sur le marché de Ambalakély, la matinée s’ achève à Fianarantsoa ( où s’apprend le bien),ancienne capitale royale des souverains de Betsiléo, terme de cette étape. Dès notre arrivée nous prenons le déjeuner, il faut reprendre des forces pour terminer la journée.

En guise de digestif, Yves nous fait visiter cette ville étagée sur plusieurs niveaux, il nous faut mettre nos gambettes à contribution pour accéder au belvédère, à nos pieds s’étage la ville, la vue panoramique porte à l’horizon sur cette région de Betsiléo.

Pour la visite de la ville, fortuitement, Yves trouve des collaborateurs motivés et très

intéressés par l’opportunité d’accompagner des Français. Ces étudiants et étudiantes errants, comme tous les potaches du monde en état de pause, nous font sillonner la ville, dont ‘la ville haute’ laquelle, je pense : mériterait d’être classée au Patrimoine Mondiale de l’Humanité, avec son architecture pure produit de la colonisation, son capital culturel économique en échange de leurs connaissances nous répondons à leurs interrogations, avec plus ou moins de satisfactions, sur l’eldorado qu’est pour eux la France.

Au hasard des rues, la rencontre avec des écoliers et des écolières nous donne, comme chez nous, l’occasion de faire une B.A. en leur achetant des cartes qu’ils confectionnent, le produit de leurs ventes étant destiné à l’amélioration des activités scolaires et périscolaires.

Dans la ville basse , à la gare, où le train en transit siffle et sifflera X…fois, où tout se passe à la bonne franquette, c’est un moment folklorique que nous n’oublierons pas.

Restera aussi présent dans nos souvenirs notre hébergement à « l’Hôtel du Lac » dans des chalets en bois sur pilotis (non bengalows); Eliane et Michel en occupent un tout près du nôtre, les deux chalets étant reliés entre eux par une terrasse couverte.

A noter l’agréable jardinerie de l’Hôtel, où, avant de se glisser entre les draps, les clients peuvent savourer un moment de détente.

 Frais dispo. objectif de cette nouvelle journée rallier Ranohira, une longue étape sur le plateau de l’Horombe, bordé de montagnes, le paysage change au fur et à mesure que l’on se dirige vers le Sud.

A Ambalavao, où se tiennent de très importants marchés aux bestiaux, au cœur du site viticole malgache, préalablement au déjeuner, nous visitons la papeterie, célèbre fabrique de papier Antaimoro. Reprenant la N.7, plus chaotique sur ce parcours, nous nous arrêtons pour visiter  une case en briques, l’accès à l’étage se fait par une échelle, aux barreaux à grands écartements, pour éviter que les enfants l’utilisent seuls . Egalement arrêt sur les ateliers artisanaux, familiaux, où l’on fabrique les objets utiles à l’usage courant, mais aussi, en partie, proposés aux touristes. Ces objets, fabriqués en sisal nécessitent, en amont, une attention particulière pour la préparation de la plante.

A Ihosy, nous retrouvonsle parfait état du revêtement de la N.7 puis, dans un superbe paysage montagneux, au col nous franchissons « La Porte du Sud ». Il s’ensuit une longue savane,un vrai paysage de western, où les palmiers étirent de longues ombres au soleilcouchant. Ouf ! Arrivons à Ranohira, porte du « Parc National d’Isalo ».

Dès notre arrivée à  l’hôtel «  Joyau de L’Isalo » nous nous installons confortablement pour deux nuits dans des bungalows et ne doutons pas des prestations qui nous y seront servies en restauration.

Après une partie de la nuit, bercés par le grondement de l’orage, dès sept heures trente nous sommes opérationnels pour cette journée de rando. avec pique-nique, dans la Parc.

Yves nous conduit à l’entrée du Parc, où il nous reprendra ce soir, il nous confit à un guide spécialement formé pour présenter cette espace, naturel et protégé, que sont les 8 540 ha. du

Parc. Paysage ruiniforme, d’aspect lunaire, ce désert de pierre est un enchaînement de pics de grès rouge ou rose, d’escarpements abruptes, érodés par les pluies et le vent, des grottes qui abritent les sépultures des Sakalaves, peuples qui résidaient dans cette région avant la création du Parc, et devenue terre sacrée.

Les rares zones forestières sont décimées à 80 % de leur surface par les incendies volontaires.

Ces incendies sont motivés par les besoins qu’ont les petits agriculteurs pour augmenter leurs surfaces cultivables et aussi, chaque année, pour régénérer une herbe nouvelle pour la nourriture du bétail. Poussé par un vent imprévu ou contraire le feu, parfois, devant l’impuissance des villageois, vient détruire leurs habitations.

En apparence, il ne semble pas y avoir un service de secours approprié, les villageois assistent stoïquement à la destruction de leurs cases.

Ces pratiques ancestrales concourent à accélérer la désertification et vont localement à l’encontre du développement social et économique. Le gouvernement Malgache tente, semble -t-il, d’endiguer ce phénomène, en a-t-il les moyens, se les donne-t-il vraiment ?

Le Canyon des Makis que nous fait parcourir notre guide est un havre de verdure de plantes endémiques mais aussi le paradis : des oiseaux, des lémuriens, d’inoffensifs reptiles.

Parmi les oiseaux, citons entre autres : le ‘drango’ malgache, le merle de roche, le corbeau pie.

Coup de cœur est pour les lémuriens, les Européens (ennes) que nous sommes portent une attention particulière à ces animaux mal connus et mystérieux. Sept espèces vivent sur le Parc dont : le ‘maki nain’ et le ‘maki kata’ de couleur blanche dominante.

Notre guide expérimenté, connaissant parfaitement le terrain, prend plaisir à nous les faire découvrir dans leur environnement, dans leurs attitudes actives, au cours de leurs déplacements, ou leur pause bien calés dans une fourche d’arbre, telle une mère et son petit entre ses bras ; tout le plaisir est pour nous !

L’heure du pique-nique approche, nous sortons du Canyon et à l’orée de la forêt, dans un camping aménagé, une table ombragée nous permet, en toute quiétude, de satisfaire nos appétits; Michel, tel les lémuriens, va même jusqu’à s’offrir une petite pause, ‘tranquillou’, allongé sur le sol, les mains sur le ventre, repu et détendu.

La sieste ne dure qu’un court laps de temps, la canyon qui conduit à la grande cascade nous attend, notre guide aussi; c’est parti.

Si l’orage n’est plus qu’un souvenir la chaleur est bien présente, le soleil plombe, ‘çà cogne’ , 38° à 40°. Dans ce canyon, le sentier pour monter à la cascade est physique et éprouvant,

heureusement qu’il est ombré. Néanmoins, après le pique-nique, les efforts déjà accumulés, la chaleur, certains organismes accusent le coup, le coup de barre… ! celui qui ne permet pas à tous les membres de l’équipe d’atteindre la grande cascade ; dommage, mais ‘boof’, nous en avons vu d’autres… !

Le retour à l’hôtel, vers dix sept heures est très apprécié, surtout en urgence pour passer sous la douche. Une très bonne, belle mais chaude journée, merci à notre guide.

 Réveil avec le lever du jour, à six heures nous quittons l’Hôtel et le Parc d’Isalo, direction Toliara :(Tuléar)., Tuléar, ville côtièresur la côte sud ouest de Madagascar, sur le Canal du Mozambique , ultime étape de notre périple au sud de l’Ile.

Dès le départ, le soleil levant nous promet une belle mais chaude journée.

Les kilomètres succèdent aux kilomètres dans un décor de Western, ponctué de-ci delà de petits villages, constitués de cases miniscules, région réputée pour sa production de saphirs.

Dès notre premier arrêtnous avons l’opportunité de visionner l’extraction du saphir.

Le saphir, arraché à la roche par l’érosion, est véhiculé par les eaux de ruissellement jusque dans le lit des cours d’eau. A Sakarana, à cette époque, dans le lit asséché du cours d’eau, pioche en main, les chercheurs remuent les alluvions à la recherche de cette pierre précieuse.

Sakarana est une ville provinciale, elle doit son développement à cette manne fournie par Dame Nature.

Nous progressons vers Tuléar dans une aride savane où le manioc remplace le riz et oh surprise : impériaux , majestueux, nous apparaissent les premiers baobabs, (bobabs pour la plupart des Malgaches). Tuléar, que nous visitons, ville de six cents mille habitants, tire ses activités de la mer, ville aux six mille pousses-pousses et aussi la résidence d’Yves, notre guide. 

A l’issue du déjeuner il est l’heure de rejoindre l’aéroport pour un vol qui nous ramène à Tananarive et pour notre hébergement, retour à la case départ : Hôtel des Trois Métis , ‘notre pied à terre.

« Pour faire une bonne journée il faut se lever tôt » ; celle-ci ne devrait pas faillir à la règle. Tana. n’est qu’une escale, transfert à l’aéroport et vol à destination d’ Antsiranana

( Diégo Suarez), où nous atterrissons à neuf heures quinze. Jacques, notre guide pour cette journée, en 4×4, nous conduit à l’Hôtel Emeraude, nous y installeet avant le déjeuner, nous fait visiter la ville, avec un clin d’oeil sur la statue du Maréchal Joffre.

Diégo Suarez, propre et accueillante, est une ville portuaire d’ambiance Amérique Latine. Les portugais, avec Diégo Diaz, y débarquent en 1500, en raison de leur comportement mal sain, ils y laisseront de mauvais souvenirs. Sous le régime colonial français le port de Diègo-Suarez était une base militaire, depuis l’indépendance il est devenu l’un des plus importants chantiers maritimes de constructions et de réparations de l’Océan Indien.

Dans le passé, il fut aussi un repaire pour les pirates et les négriers.

Face à la mer, aux résidences des pêcheurs, au restaurant « chez Bruno » eten terrasse, nous donnons satisfaction aux exigences de nos estomacs. Les pauvres ! auxquels nous associons nos cœurs, il faut qu’ils soient bien accrochés pour supporter les soubresauts du 4×4 sur les pistes sablées et rocheuses que Jacques emprunte cet après midi pour nous faire découvrir la « Baie de Suarez », une des plus belles mondiales, la deuxième après celle de RIO.

Les mots me manquent pour exprimer nos émotions devant tant de beautés naturelles, entre autres : « Le Pain de Sucre », rocher sacré qui émerge de la mer, provocateur ou protecteur ? mais protégé, l’accès y est interdit; « la Baie de Sakalava » barrière corallienne aux superbes couleurs ; « la baie des Dunes » qui n’est pas en reste pour s’iriser de couleurs ; les tortues de mer; la mangrove qui fait penser à une rivière en crue sortie de son lit, de fait, elle est constituée de plantes halophiles dont la principale est le palétuvier.

Jacques, documenté pour ce trajet initiatique, a aussi le coup d’oeil pour repérer et nous faire admirer les différents caméléons blottis contre les branches ; il est un conteur intarissable de légendes, l’état chaotique des pistes ne lui coupe pas ‘le fil’.

A l’Hôtel Eméraude, d’après « Le Petit Futé » :« le rapport qualité prix est difficile à battre », il n’y a rien à ajouter, sinon que nous confirmons.

Aujourd’hui, seize octobre nous souhaitons l’anniversaire de Michelle, une bonne raison de clore par un extra cette excellente journée.

 Gérard (guide) et Eric (chauffeur), forment le duo qui nous accompagne d’aujourd’hui, à destination de Joffreville, ville fondée en 1903 par le Maréchal Joffre, avec comme objectif « le Parc National de la Montagne d’Ambre », son nom vient de la variété des couleurs des plantes tropicales, sis sur un massif volcanique au nombreux cratères il culmine à 1 475 m d’altitude, sa surface est de 18 200 ha, la température est idéale, plus ou moins 30°.

Premier parc créé dès 1958, d’aspect verdoyant et tropical, sa pluviosité annuelle importante est 3 500 m/m, contre 300 m/m au mètre carré à Diègo Suarez.

La pluviométrie ambiante, accumulée dans les cratères, fait de ce parc le réservoir d’eau de Diègo Suarez, nous avons l’opportunité d’accéder à l’un d’eux. Notre visite se poursuit en ce milieu équatorial où évoluent : sept espèces de lémuriens dont le plus petit et le ‘lémurien couronné’ ;  soixante espèces d’oiseaux dont trente cinq endémiques ; c’est aussi un paradis pour les botanistes, de l’étage herbacé aux plus grands arbres en passants par les fougères, les orchidées, mais il reste encore de nombreuses plantes à découvrir, y compris pour les plantes médicinales ; un éden pour les amateurs de sites exceptionnels telle, entre autres, la grande cascade Antekarana qui jaillit de nul part dans ce milieu luxuriant, à laquelle nous accédons par un long sentier botanique hors du commun. Des intrus dans ce milieu, quelques pins à crochets de grande taille ,plantés là en 1910 par un Vasa ( nom donné aux Français, lorsqu’ils commandaient pour aller à quelque part, disaient: « vas y »). Dans cette longue tirade j’ai omis de mentionner le pique-nique, soyez rassurés, nous l’avons englouti quelque part, sur une aire d’un camping implanté quelque part dans cette jungle.

Si nous pouvions retenir les connaissances de notre guide Gérard, nous serions des érudits en plantes médicinales.

Intégré au parc « l’Hôtel Nature Lodge », en bungalows équipés avec goût, offre un confort irréprochable: bois, raphia, bambou en sont les composants. Son implantation est idéale pour partir directement en randonnée dans le parc, mais ces atouts se monnaient, les prix y sont majorés de 50 %, soit : 72 € le bungalow, plus 6 € par personne pour le petit déjeuner mais, avec en prime, la possibilité de le prendre sur la terrasse du restaurant pour contempler le lever du soleil ; bonne nuit et à demain pour de nouvelles aventures

Dès cinq heures ‘sur le pont’, le petit dj. au soleil levant, les préparatifs d’usages et c’est parti pour « Ankarana » , cool sur une route bitumée mais l’optimisme ne dure pas, une piste à l’image des précédentes nous tire de notre somnolence et nous fait reprendre conscience de la réalité des lieux.

Malheureusement, sur ce parcours aux paysages broussailleux et secs, nous sommes confrontés à la réalité, les feux, allumés volontairement pour les raisons déjà évoquées, sont parfois catastrophiques pour les populations.

Après avoir traversé le village natal de Gérard et Eric, là où ils ont suivi leur scolarité , en primaire et au collège ,nous sommes les témoins impuissants d’un véritable drame, le village des chercheurs d’or, travaillant à la mine, fut hier la proie des flammes. Une centaine de cases, réparties de part et d’autre de la route N.6 , sont entièrement calcinées, d’autres fument ou brûlent encore. Une tristesse intérieure s’empare de nous, à voir ces villageois hagards, enfants et adultes de tous âges, démunis de tout, sans toit, sans secours apparents de moyens publics,

des questions sans réponse se posent à nous, vont ils bénéficier d’aides, si oui :de qui, quand, comment ? dans l’immédiat, sans doute, de la solidarité des Pauvres parmi les Pauvres !

« Le roi est mort, vive le roi », le voyage continue.

L’ensemble géologique spectaculaire du massif d ‘Ankarana est d’un intérêt de première importance.

Emergé de la mer il y a plus de cent millions d’années, activités volcaniques au quaternaire, ce massif de 18 255 ha est un monde minéral de toute beauté. Avec le temps l’érosion l’a façonné créant : des canyons dans lesquels coulent des rivières d’ importances différentes et un incroyable réseau souterrain de plus de 110 km. Plus récemment un mouvement tellurique est à l’origine des roches basaltiques et des cendres éruptives .

La pluie érodant les sommets a formé d’étranges crêtes aiguisées.

Nous prenons le déjeuner au lieu dit« le Campement des Américains » composé d’un restaurant et de cases, plus spécialement actuellement appelé « le Campement Relais des Guides », pour eux, lieu de rencontre où ils font la pause et le point de leurs activités en cours.

Au cours de l’après midi, sous une forte chaleur, nous nous rendons à Ambilobé, où nous visitons le marché couvert et satisfaisons à quelques achats puis, pour notre hébergement, rejoignons le campement de « Tonton Robert ».

« Chez Tonton Robert » tout un programme, tout un dépaysement, tout un poème ! l’ accueil de ‘Tonton’ et de son Equipe y est très chaleureux.

A l’issue de 15 km de piste et d’une demie heure de voyage, en arrivant le cadre surprend.

Les bungalows sont des cases au confort rudimentaire digne de près d’un siècle en arrière .

Eclairage à la bougie, la petite lampe électrique de poche, discrètement planquée dans un quelconque bagage, trouve parfois son utilité . Deux cases, dans chacune d’elle w.c. et douche de conception primaire, une pour les dames, une pour les hommes, ah quand même ! L’eau est stockée et chauffée à l’extérieur dans des bidons en plastique, il faut la puiser avec un seau puis, dans le seau avec une boite pour l’usage personnel.

Une expérience enrichissante pour les non initiés (ées) et qui vaut d’être vécue.

La cuisine malgache abondante est très appréciée à condition, toutefois d’éviter les crudités.

La salle de restaurant et le salon sont sous une case simplement couverte, éclairés il en va de soi à la bougie, nous avons l’impression d’être dans une ‘jardinerie’, dépaysement assuré qui met un peu de ‘piment dans la sauce’ et laissera de bons souvenirs. Parfait et bonne nuit 

Oh là… ! Le soleil est encore sous la couette que déjà nous avons quitté la couche, la première réflexion est : qu’il est dommage de quitter si tôt un endroit aussi calme et reposant, la deuxième est que peut être l’enjeu doit être de taille.

Nicole, accusant un peu de fatigue et prévoyant une journée physiquement pénible et chaude fait relâche.

Effectivement, si le parc « des Grands Tsingy » vaut le déplacement, il faut y accéder.

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Après une heure de piste en 4×4, jusqu’au campement des Anglais, il faut emprunter ensuite un sentier durant quatre heures aller retour. Une randonnée très intéressante sur ce massif vallonné, tout au long duquel nous retrouvons la forêt tropicale avec ses spécificités, avant d’évoluer sur une zone pierreuse de ‘lapias’, prélude des Grands Tsingy .DSC_0053

Les Grands Tsingy , une merveille géologique de la nature, ils sont les témoins d’une érosion qui a sculpté ce massif en le dépouillant des matières les plus tendres, entre autres issues des cendres volcaniques, pour ne laisser que des grandes orgues de roches aiguisées, dépourvues de toute végétation, qui forment un immense chaos impénétrable : Les Tsingy.

Suite aux émissions télévisées sur les Tsingy, de N. Hulot qui les a survolés en 2001 et de L.Bignolas « Faut pas Rêver » qui les a pénétrés en 2006, pour laquelle Gérard a travaillé, les, Guides ont impulsé à l’aménagement d’un sentier, lequel parfaitement équipé et sécurisé a été créé en 2007.

Ce sentier, à l’intention des visiteurs (euses), est incontestablement à vocation touristique.

Nous ne nous privons pas de cette opportunité, ainsi, de pic en pic, empruntant des passerelles nous survolons ce dédale d’aiguilles acérées, aux profondeurs parfois impressionnantes.

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Sur place le temps passe, il est difficile de quitter ce site magique, nos yeux s’attardent avec l’intention ou le souci de ne rien perdre du spectacle, de forcer notre mémoire à tout enregistrer. Midi est sonné depuis longtemps, lorsque nous regagnons le Camp des Guides, nous y déjeunons puis rentrons chez Tonton Robert. Nicole reposée, détendue, nous réceptionne mais, avant de conter notre escapade aux Grands Tsingy, un bon décrassage de nos personnes s’impose. Ayant satisfait à cette indispensable formalité, nous nous retrouvons pour papoter en prenant un pot, moment de détente apprécié, avant le dîner de clore cette journée.

 Réveillés par le concert offert par les chiens, orchestré par le coq, nous ne risquons de nous oublier sur l’oreiller.

Petit dej. pris nous quittons Tonon Robert, très satisfaits de son accueil et de cette expérience vécue dans des conditions… ‘africaines’, que je qualifie : « africaines grand luxe » .

Gérard nous conduit, de nouveau au Parc National d’Ankarana, pour une randonnée pédestre de deux à trois heures. Par un sentier physique, mais bien aménagé, ce parcours est en quelque sorte une initiation à la spéléologie. Le but est d’atteindre la Grotte Sacrée que sesont appropriée des chauves souris géantes, appelées Roussettes. Géantes elles le sont, avec soixante centimètres d’envergure, en vol il n’est aisé de croire que se sont des chauves souris.

Leur nombre est impressionnant, pendues à la voûte on croirait des jambonneaux suspendus à l’étale d’une charcuterie, leur vol incessant nous donnent des frissons.

Sur une place aménagée, où il est même permis de bivouaquer, nous pique-niquons en compagnie de nombreux lémuriens et de deux mangoustes, ici ces charmantes bêtes sont chez elles auss, pour leurs invités, elles ne se privent pas d’assurer le spectacle ; encore une excellente et chaude journée (40°), à classer en bonne place dans nos souvenirs.

Nous regagnons Diègo Suarez et l’Hôtel Emeraude là,Yves et Gérard nous quittent après quatre jours passés en leur aimable compagnie, au cours desquels ils ont fait preuve de leurprofessionnalisme ; sincèrement, de notre part, un grand merci.

Le grand luxe contraste avec le style Tonton Robert, entre un décrassage en règle et le dîner un petit tour en ville nous met en appétit.

Il est matinal le réveil ! sa sonnerie nous rappelle qu’aujourd’hui, 21 octobre, il est de rigueur de respecter les horaires, nous devons prendre l’avion pour Tananarive, arrivée prévue vers midi.

A Tana.Hugues, de l’agence « Océan Nature », nous réceptionne. Ayant mangé un copieux petit déjeuner et un sandwich dans l’avion,, nous décidons de faire l’impasse du déjeuner.

Hugues nous conduit à l’hôtel « Les Trois Métis »,nous y déposons nos bagages puis nous dépose sur la digue où s’étirent 240 boutiques de produits artisanaux, ce n’est pas le souk, néanmoins c’est intéressant, il nous laisse le temps de flâner un peu avant de faire un tour en ville avec arrêt sur la rive du lac, harmonieusement fleurie.

De retour à l’ l’hôtel des « Trois Métis » nous ne sommes pas dépaysés, nous y avons été hébergés le premier soir de notre séjour à Madagascar, nous y sommes de dernier, la boucle est bouclée. Bouclée ? pas tout à fait, au dîner, ce soir, nous avons le plaisir de souhaiter et de fêter l’anniversaire d’Annick. Elles sont sympa. les Filles, de nous offrir ce plaisir au cours du voyage.

 Mercredi 22 Octobre, à regret s’achève notre séjour à Madagascar, mais les bons moments ne durent qu’un temps. Ce temps fut mis à profit grâce à l’accueil que nous avons reçu, au temps qui nous a été accordé, au professionnalisme des gens qui nous ont accompagnés, encore MERCI.

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